Si l'on en croit la légende l'église de Saint-Restitut remonterait au VIe siècle. Or nous avons vu que l'élément le plus ancien, c'est à dire la tour, daterait du Xe-XIe siècle à sa base. L'hypothèse d'un édifice préexistant reste la meilleure des explications. Il ne faut pas oublier l'anachronisme des légendes de saints écrites au Moyen Age afin d'attirer une foule de pèlerins.
Il ressort de la description de l'église une forte influence de l'art antique surtout dans le porche. Le mélange d'un art ancien et nouveau aboutit à un édifice d'une grande élégance et originalité.
La tour laisse une impression de forteresse. Elle pose d'énormes problèmes sur son identification ainsi que sur sa datation. Nous l'avons vu, grâce aux différents appareils, sa construction ne s'est pas faite d'un seul jet. L'unité manque et la documentation reste floue.
La frise a fait l'objet de nombreuses descriptions sans pour autant avoir été datée avec certitude. Certes, nous ne pouvons nier l'impression d'archaïsme que nous laisse la technique employée. Cependant, différents éléments permettent de repousser la date vers la fin du XIe et début du XIIe siècles.
A la lecture de la frise nous avons constaté l'absence d'ordre rigoureux dans la succession des plaques. Il en ressort plutôt l'idée d'association d'images et de symboles formant un ensemble tout à fait cohérent si l'on se place dans la mentalité de l'époque.
L'image a une fonction ornementale, mémorielle et didactique. Dans une civilisation orale elle prend toute sa force d'expression. Elle est source de louange divine et d'enseignement. En somme, avec la religion, le symbole et la fantaisie, la nature et l'humble vie quotidienne ont leur place dans la frise.