REIMS - CATHEDRALE |
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La cathédrale actuelle a été précédée par une basilique paléochrétienne (Vème siècle) et une grand église carolingienne (IXème siècle). Commencée en 1211, la construction a été achevée pour l'essentiel dans les années 1270-80. Les parties hautes datent des XIVème et XVème siècles. La cathédrale de Reims a été achevée au milieu du 15e siècle. Commencée par l'archevêque Aubry de Humbert, il fallut deux siècles et demi pour mener à bien cette vaste entreprise. Un incendie détruisit les combles en 1481, et les flèches prévues ne furent jamais élevées. Une lettre de Charles VIII en 1484 désigne la cathédrale de Reims comme « noble entre toutes les églises du royaume ». Elle était, certes, digne du sacre des rois et de la visite de Jeanne d'Arc. Lorsqu'on compare avec une église romane (exemple : Notre-Dame de Poitiers), on est étonné que celle-ci paraisse lourde et trapue, alors que celle-là soit élancée, élégante et équilibrée. Ce ne sont que clochetons, gâbles et pinacles, flèches, colonnettes, statues sous leurs dais ajourés, feuillages de pierre enguirlandant les chapitaux. Pas un pouce de la façade qui ne soit creusé, taillé, décoré. La façade ne compte pas moins de 530 statues. Les trois entrées sont entièrement sculptées. On y trouve figurés la vie de la Vierge, l'Annonciation, la Visitation, Saint-Rémi, la reine Clotilde, etc... Avec sa haute nef (38 mètres) où avaient lieu les cérémonies du sacre, ses deux tours élancées, sa délicate rosace, et surtout la grâce fleurie de sa façade, Reims est le joyau de l'art français. La Galerie des rois perpétue la mémoire du baptème de Clovis en ce lieu. Depuis cet évènement, 31 rois de France ont été sécrés dans la cathédrale. Au-dessus du portail central, la grande statuaire célèbre la royauté de Notre-Dame, couronnée par Jésus, son fils enfanté pour que le monde soit sauvé. La Passion à gauche, la Résurrection au-dessus de la rose centrale et la Parousie, retour glorieux du Christ à droite, résument la foi et l'espérance de l'Eglise. |