FRANCE, AUDE, PEYREPERTUSE, CHATEAU



Peyrepertuse

Peyrepertuse, Aude, France

Chronologie

D'après de rècentes découvertes, le site a été occupé dès l'époque romaine.
Peyrepertuse (la ' pierre percée '), avec ses deux châteaux réunis par une enceinte est la plus importante forteresse des Corbières (plus d'un hectare).
De loin, ses vestiges se confondent avec le roc du vaste piton calcaire de 760 m. d'altitude, sur laquelle elle est construite.
Le château ne dévoile son ampleur et sa magie que lorsqu'on gravit les dernières marches qui conduisent au donjon San Jordi, au sommet du site.
Au XIème siècle, les rois d'Aragon bâtissent la partie basse avec le donjon et l'église Sainte-Marie.
La première mention du château date de 1050. L'église de Sainte-Marie de Peyrepertuse est donnée au prieuré de Serrabonne en 1115.
Au cours de la croisade contre les Albigeois, Guillaume de Peyrepertuse ne voulant pas faire sa soumission est excommunié en 1224.
Après l'échec du siège de Carcasonne, Guillaume se soumet, le château devient possession française en novembre 1240.
En 1240, Peyrepertuse passe aux mains des Français qui l'agrandissent en construisant un deuxième château fort sur la partie supérieure de l'éperon rocheux (Chapelle et donjon San Jordi).
Deux années plus tard, Saint-Louis ordonne la réalisation de l'escalier qui porte encore son nom aujourd'hui.
Les deux châteaux sont reliés par ' l'escalier de Saint Louis '. Impressionnante montée au dessus du vide… les marches sont taillées dans le calcaire.
Dans les années 1250-1251, le donjon San-Jordi est en cours de construction, on aménage aussi le Donjon-Vieux et l'église.
Les lieux de vie sont exigus et rares.
Formidable forteresse militaire, réputée inexpugnable, Peyrepertuse n'a pas connu de siège majeur.
Refuge des faydits lors de la croisade contre l'hérésie et surtout lors de leur rébellion pour reprendre Carcassonne, la citadelle se rendra au roi de France sans combattre, en 1240.
Au cours de la guerre avec l'Aragon, Peyrepertuse sert de résidence forcée à des notables de Perpignan, en 1285.
Le château est mis en état de défense en 1355. En 1367-1368, le roi de France, Charles V, autorise Henri de Transtamare, prétendant à la couronne de Castille, à se réfugier dans le château après la défaite de Navarette.
Le vicaire général de l'archevêque de Narbonne visite le château en 1404.
L'annèe 1542 voit le château sur pied de guerre. Jean de Graves, seigneur de Sérignan, s'empare du château au nom de la Réforme, il est pris et exécuté avec quatre complices.
Elle ne sera jamais assiégée au cours des années qui suivent son rattachement au royaume de France et malgré le traité des Pyrénées de 1659 qui repousse la frontière, Peyrepertuse continuera d'abriter une garnison jusqu'à la révolution de 1789.
Déclassé comme place frontière par les Traité des Pyrénées (1659), Peyrepertuse est occupé par une faible garnison de vétérans commandée par un officierr subalterne, tout en conservant un gouverneur nominal.
Il est abandonné aux premières années de la Révolution.
Tombée dans l'oubli et l'abandon à la Révolution, Peyrepertuse aurait pu disparaître totalement, rongée par l'érosion et envahie par la végétation.
Ses formidables ruines, témoin d'un passé riche et violent, sont enfin prises en charge par la mairie de Duilhac et continuent à offrir aux touristes émotions, vertiges et rêves.
Réalisé par le Centre d'archéologie médiéale du Languedoc.





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Midi-Pyrenees
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